À propos du Club du Congo

Deux structures complémentaires, une histoire commencée en 2003 et un héritage culturel qui inspire, aujourd'hui encore, les valeurs de la communauté.

Nos organes

Structure fondatrice

L'Indivision Club du Congo

L'Indivision Club du Congo constitue la structure d'origine de la communauté. Elle réunit les membres autour de la mise en commun d'une épargne régulière et de la détention indivise du patrimoine ainsi constitué.

Administrée par un comité de gestion.

Société coopérative

La société coopérative SIF-CdC sc

La Société Immobilière et Financière du Club du Congo est la société coopérative du Club. Elle dispose de ses propres statuts et de sa propre personnalité juridique, et son siège est établi à Etterbeek, à Bruxelles.

SIF-CdC

Administrée par un conseil d'administration.

Le Club du Congo regroupe ces deux structures complémentaires.

Notre histoire

  1. Mars 2003

    Création de l'Indivision Club du Congo par 23 membres fondateurs, chacun appelé à cotiser 15 euros par mois.

  2. 2008

    Création de la société coopérative en vue de financer l'acquisition de biens immobiliers au Congo et en Belgique.

  3. 2014

    Création d'une nouvelle entité en vue de l'acquisition d'un nouveau bien immobilier en Belgique.

  4. 2024

    Modification des statuts pour englober des activités élargies de microcrédit réservées aux membres du club.

Rangée de maisons en brique dans une rue bruxelloise

La diaspora congolaise

Les diasporas congolaises se sont constituées au fil des générations, portées par les études, le travail, les parcours familiaux et, parfois, les circonstances de l'histoire. Présentes sur plusieurs continents, elles occupent en Europe une place particulière, et la Belgique y tient une position singulière : les liens anciens entre les deux pays, la langue partagée et les réseaux familiaux y ont favorisé l'installation durable de communautés dont Bruxelles est devenue l'un des points d'ancrage.

Installées ailleurs, ces communautés n'ont pas pour autant relâché leur attachement au pays d'origine. Cet attachement s'exprime dans la langue et la musique, dans les fêtes et les deuils, dans les retours réguliers et dans l'attention portée à ce qui se passe là-bas. Il ne relève pas de la nostalgie seule : il engage, il oblige, il structure les choix de toute une vie.

De cet attachement naît une pratique constante du soutien. Soutenir un parent, financer des études, contribuer à la construction d'une maison, participer à un projet de quartier ou d'école : autant de gestes ordinaires, souvent discrets, qui relient durablement ceux qui sont partis à ceux qui sont restés. Ce soutien n'est pas un accident de générosité ; c'est une responsabilité comprise comme allant de soi.

Cette responsabilité s'organise. Associations de village, cercles d'entraide, confréries, comités de famille : la vie associative des diasporas congolaises est dense et ancienne. On s'y réunit régulièrement, on y tient des comptes, on y délibère, on y désigne des responsables. C'est dans cette culture de l'organisation collective, faite de confiance et de rigueur, que le Club du Congo trouve son origine.

Le crédit solidaire

Sur le continent africain, la mise en commun de l'épargne est une pratique ancienne et largement partagée. Elle porte des noms différents selon les régions — la tontine, le likelemba — mais repose partout sur un même principe : un groupe de personnes qui se connaissent réunit périodiquement des contributions, et le montant ainsi collecté est remis à tour de rôle à l'un des participants. Nul besoin d'un intermédiaire : le cercle se suffit à lui-même.

Ce qui rend ces cercles possibles n'est pas un mécanisme, mais une qualité de relation. La confiance mutuelle en constitue le socle, et la parole donnée y a valeur d'engagement. Vient ensuite la discipline : contribuer à date, sans faute, même lorsque le mois est difficile, parce que le tour d'un autre en dépend. Cette régularité, exigée de chacun et vérifiée par tous, est le véritable capital du groupe.

Le cercle ouvre ainsi l'accès à des moyens qu'aucun de ses membres n'aurait réunis seul, et cet accès demeure interne à la communauté. Le Club du Congo se reconnaît dans cet héritage. Il n'en reproduit pas les formes, mais il en retient les valeurs : la confiance, la constance de l'effort et la primauté du collectif sur l'intérêt immédiat de chacun.